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Association Paris-Québec

Association Paris-Québec

Régionale Parisienne de France-Québec.


Publié depuis Overblog

Publié par Paris-Québec sur 31 Mai 2020, 11:58am

Chers amis, 
malgré la dureté des temps, confinement puis déconfinement, et sérieuses inquiétudes pour la santé des uns et des autres, la vie du CEQFAN continue!
Faute de l'avoir entendue in vivo, comme nous avons coutume de le faire depuis tant d'années, je propose à votre lecture le texte que vient de nous envoyer notre charmante amie de Naples,
                                                                      Marina ZITO ...

Bien cordialement et à bientôt, pour fêter ensemble l'éloignement du méchant virus
Votre tout dévoué
Bernard EMONT

 

Par Marina Zito

« Une payse dépaysée » : réflexions à partir de Poèmes des quatre côtés de Jacques Brault
 

Bien du temps s’est écoulé depuis la parution de Poèmes des quatre côtés de Jacques Brault en 1975 (1) et toutefois ce recueil conserve encore un charme étrange et comme un secret pas encore complètement dévoilé.

À l’époque, l’auteur était professeur à l’Université de Montréal ; il avait chanté dans Suite fraternelle (2) à la fois la douleur pour la mort de son frère en guerre et l’humiliation de son peuple ; il avait publié en 1966 Miron le magnifique en l’honneur de son confrère. PQC allait se situer au croisement de ces activités multiformes : un recueil poétique, comme l’indique son titre, mais aussi une pratique de la traduction et une réflexion sur celle-ci - un texte hybride, expérimental.

Á part la beauté du chant qui se déroule à travers 33 poèmes, PQC est un livre difficile: aucune aide, à mon avis, ni de la critique immédiate ni des études ultérieures. La compréhension du recueil n’est assurée, semble-t-il, que par l’auteur lui-même -  notamment grâce aux deux entretiens qu’il accorde à Alexis Lefrançois la même année que la parution du recueil (3), et à Robert Melançon beaucoup plus tard, en 1987(4).

PQC apporte à la critique littéraire la notion de « nontraduction » - que le poète québécois élabore dans les introductions aux différentes parties;  selon lui le message de la poésie  se forme à l’intérieur de la collaboration de l’auteur et du traducteur au delà  de fausses idées de supériorité de l’original ou de la traduction. En fait, au début, Brault semble s’excuser : « ... j’ai connu que traduire est impossible, que traduire est inévitable. De ce choc ... na[ît] la nontraduction »(5), mais vers la fin du texte, il  explique son néologisme : « La nontraduction... qu’on ne la regarde pas comme une théorie...

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